Dans de nombreux orchestres amateur, nous sommes confrontés à un problème qui ampute souvent les répétitions d’un quart d’heure ou plus : la ponctualité.
Commencer en retard est souvent un cercle vicieux, ceux qui arrivent en retard gênant le début de répétition, et laissant à penser à ceux qui sont à l’heure que « la prochaine fois, cela ne sert à rien que moi j’arrive à l’heure ».
De plus, cela repousse d’autant dans la répétition le moment où les musiciens sont chauds et accordés.
Ma solution, est très simple à mettre en place, et donne des résultats très rapidement.
Notre répétition commençant à 20h30, à 20h25 j’annonce aux musiciens que nous allons commencer avec tel morceau, et à 20h30 pile, je bats la première mesure, sans me soucier de ceux qui ne sont pas prêts.
La première répétition, peut être seulement 5 démarreront, les autres prenant naturellement en compte le fait qu’ils sont en retard, sans qu’il soit besoin de le préciser.
La semaine d’après, les 5 seront peut être 10, puis 15, puis 20, jusqu’au moment où la personne en retard sera suffisamment marginalisée pour quelle vienne à l’heure, sauf bien entendu si elle ne peut pas faire autrement, mais dans ce cas il est naturel d’en tenir compte.
Par contre, j’engage le chef, s’il met en place ce système à être irréprochable lui-même sur l’heure de début, et en retour à ne pas déborder sur l’heure de fin, échange de politesse et de respect naturel.
Et dans le cas où une échéance proche nécessiterait de dépasser les horaires, d’en prévenir à l’avance les musiciens en leur demandant si cela ne le gène pas.
Comme souvent, c’est sur des règles simples que peuvent se régler les problèmes simples.