LE CHEF, L’ASSOCIATION ET LE BUREAU

Il ne faut surtout pas oublier de traiter des fonctions, et surtout de
la place du chef d’orchestre au sein de l’association, car de sa bonne place dépend souvent son
épanouissement et du coup son
efficacité.
Deux cas extrêmes :
Le chef omnipotent , qui en plus de ses fonctions de chef d’orchestre (normal) occupe le rôle de président (si ce n’est la fonction officielle), de trésorier, de salarié de l’association, de professeur de tous les instruments et peut être même pire encore. J’en ais connu… Outre les risques de despotisme, je ne peux envisager, malgré de nombreuses qualités, qu’une personne puisse être compétente en tout.
Le chef soumis (la désolé, je n’en connais pas) qui est subordonné pour chaque décision à l’aval du bureau, même dans le champ où il devrait être maître à bord, les choix musicaux. Dans ce cas, le chef d’orchestre serait simple exécutant et sa plus value serait parfaitement contestable.

Fort heureusement, la réalité se trouve souvent à égale distance de ces deux extrêmes.
Si le chef se doit d’être impliqué dans la vie associative de l’orchestre, et donc du bureau, il ne doit en aucun cas y assurer un rôle prépondérant. Par exemple, mon statut à Givry est celui de membre de droit dont les fonctions au sein du bureau sont consultatives.
Seulement il est vite facile de se laisser aller à transposer au sein du bureau sa position au sein de l’orchestre : à l’avant. Il faut donc régulièrement freiner la naturelle tentation à trop s’impliquer dans le fonctionnement.
Ne jamais oublier qu’aux yeux du bureau, le chef d’orchestre est avant tout un musicien, avec certaines prérogatives, mais un musicien avant tout.
Bien entendu, il est à souhaiter que les objectifs du bureau à moyen et long terme coïncident avec ceux du chef, mais ceci est une autre histoire.