HARMONIE DE GIVRY

DENIS LACHAUD

 

 

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Jeudi 23 mars 2006
Dans de nombreux orchestres amateur, nous sommes confrontés à un problème qui ampute souvent les répétitions d’un quart d’heure ou plus : la ponctualité.
Commencer en retard est souvent un cercle vicieux, ceux qui arrivent en retard gênant le début de répétition, et laissant à penser à ceux qui sont à l’heure que « la prochaine fois, cela ne sert à rien que moi j’arrive à l’heure ».
De plus, cela repousse d’autant dans la répétition le moment où les musiciens sont chauds et accordés.
 
Ma solution, est très simple à mettre en place, et donne des résultats très rapidement.
Notre répétition commençant à 20h30, à 20h25 j’annonce aux musiciens que nous allons commencer avec tel morceau, et à 20h30 pile, je bats la première mesure, sans me soucier de ceux qui ne sont pas prêts.
La première répétition, peut être seulement 5 démarreront, les autres prenant naturellement en compte le fait qu’ils sont en retard, sans qu’il soit besoin de le préciser.
La semaine d’après, les 5 seront peut être 10, puis 15, puis 20, jusqu’au moment où la personne en retard sera suffisamment marginalisée pour quelle vienne à l’heure, sauf bien entendu si elle ne peut pas faire autrement, mais dans ce cas il est naturel d’en tenir compte.
 
Par contre, j’engage le chef, s’il met en place ce système à être irréprochable lui-même sur l’heure de début, et en retour à ne pas déborder sur l’heure de fin, échange de politesse et de respect naturel.
Et dans le cas où une échéance proche nécessiterait de dépasser les horaires, d’en prévenir à l’avance les musiciens en leur demandant si cela ne le gène pas.
 
Comme souvent, c’est sur des règles simples que peuvent se régler les problèmes simples.
par Denis Lachaud publié dans : chef orchestre
Mardi 14 mars 2006
LE CHEF, L’ASSOCIATION ET LE BUREAU
 
Il ne faut surtout pas oublier de traiter des fonctions, et surtout de la place du chef d’orchestre au sein de l’association, car de sa bonne place dépend souvent son épanouissement et du coup son efficacité.
 
Deux cas extrêmes :
 
 Le chef omnipotent , qui en plus de ses fonctions de chef d’orchestre (normal) occupe le rôle de président (si ce n’est la fonction officielle), de trésorier, de salarié de l’association, de professeur de tous les instruments et peut être même pire encore. J’en ais connu… Outre les risques de despotisme, je ne peux envisager, malgré de nombreuses qualités, qu’une personne puisse être compétente en tout.
 
 Le chef soumis  (la désolé, je n’en connais pas) qui est subordonné pour chaque décision à l’aval du bureau, même dans le champ où il devrait être maître à bord, les choix musicaux. Dans ce cas, le chef d’orchestre serait simple exécutant et sa plus value serait parfaitement contestable.
 
Fort heureusement, la réalité se trouve souvent à égale distance de ces deux extrêmes.
 
Si le chef se doit d’être impliqué dans la vie associative de l’orchestre, et donc du bureau, il ne doit en aucun cas y assurer un rôle prépondérant. Par exemple, mon statut à Givry est celui de membre de droit dont les fonctions au sein du bureau sont consultatives.
 
Seulement il est vite facile de se laisser aller à transposer au sein du bureau sa position au sein de l’orchestre : à l’avant. Il faut donc régulièrement freiner la naturelle tentation à trop s’impliquer dans le fonctionnement.
 
Ne jamais oublier qu’aux yeux du bureau, le chef d’orchestre est avant tout un musicien, avec certaines prérogatives, mais un musicien avant tout.
 
Bien entendu, il est à souhaiter que les objectifs du bureau à moyen et long terme coïncident avec ceux du chef, mais ceci est une autre histoire.
par Denis Lachaud publié dans : chef orchestre
Dimanche 26 février 2006
ANIMER LES REPETITIONS


Tout d'abord, qu'est ce qu'une répétition ?

C'est le coeur de notre activité car on y travaille la musique qui sera ensuite produite en public.

L'orchestre d'harmonie amateur a ceci de particulier qu'il regroupe des musiciens de tous niveaux, dont pour certains la seule pratique instrumentale se fait lors des répétitions.

C'est un élément dont il faut tenir compte et qui justifie, en plus des niveaux disparates entre instrumentistes, d'un nombre d'heures de travail important.

D'un point de vue purement musical, on peut décomposer le travail en plusieurs étapes imbriquées les unes dans les autres :

Etape N° 1 : prise de connaissance du texte musical à travers une ou plusieurs lectures, ce qui permet aux instrumentistes de repérer les difficultés instrumentales ou de mise en place. Le nombre de lectures de ce type est souvent inversement proportionnel au niveau technique des musiciens, mais il tient alors au chef d'orchestre d'apporter en même temps des éléments d'interprétations afin de gagner en temps et en intérêt.

Etape N° 2 : La mise en place de repères, l'équilibrage des parties en terme de volume, la mise en évidence d'erreurs récurrentes. Cela se fait à travers des lectures partielles ou totales d'une oeuvre, souvent interrompues pour donner telle ou telle indication. Pour cette étape et pour les suivantes, deux outils sont indispensables : une grande concentration ET un crayon de papier.

Etape N° 3 : « L'affinage » de la musicalité à travers un ensemble de petits réglages individuels ou collectifs afin de faire correspondre tant que faire se peut l'interprétation avec les intentions musicales du chef d'orchestre. C'est ici que le chef d'orchestre redevient musicien et que l'orchestre devient par extension l'instrument au travers duquel il s'exprime. Imaginez votre clarinette ou votre saxophone dont chaque clé serait un individu avec sa propre volonté, sa propre sensibilité, sa propre personnalité, et vous avez une idée de ce qui est en jeux ici.

Etape N° 4 : « La consolidation » de l'ensemble afin de mûrir ce qui a été dit et fait. C'est une étape importante tout comme la précédente à ne pas négliger car d'elle dépend la cohésion et la confiance de l'orchestre. Et puisque la direction d'orchestre est un compromis incessant, pris par le temps il vaut mieux sacrifier à une partie des étapes 1 et 2 plutôt qu'à celles-ci. Il vaut mieux en effet un orchestre confiant et généreux qui livre sa musique avec bonheur qu'un orchestre technique mais stérile musicalement et humainement.


Voilà très brièvement de quoi est fait musicalement une répétition, et je pense qu'un chef devrait avoir plus le trac avant les répétitions qu'avant un concert, car c'est souvent bien la que tout se joue.

Pour finir, n'oublions pas que l'orchestre d'harmonie amateur est peut être tout autant, voir même plus, un lieu d'échange social, et que chacun vient la pour oublier ses soucis, pour se retrouver loin des contingences matérielles courantes. En cela, l'aménagement de périodes extra musical est primordial.

Pour l'Harmonie de Givry, toutes les excuses sont et doivent demeurer bonnes pour se retrouver autour d'un gâteau (au chocolat bien sur) et d'un verre (de cidre pour les sobres et de Givry pour les autres) : les naissances, les mariages, les petits enfants, les nouveaux instruments, les anniversaires, ou juste pour le plaisir.

par Denis Lachaud publié dans : chef orchestre
Samedi 18 février 2006
LA GESTIQUE
 
Dans la théorie, un chef d’orchestre accompli peut tout faire passer par le geste, le verbe devenant alors parasite.
Malheureusement pour moi, je reste encore un grand bavard devant mon orchestre (tirez en les conclusions…)
 
Tout comme pour le premier article de cette série, d’abord une petite anecdote : Lorsque j’étais enfant puis adolescent, je participais (vocalement) à des spectacles lyriques montés au théâtre d’Auxerre. Ce théâtre ne possédant pas de scène, les 3 premiers rangs de fauteuils étaient amovibles et c’était la place de l’orchestre, avec devant le chef, et juste derrière le public. Lors d’une représentation, une personne d’un certain âge se serait levé et aurait dit « dite donc monsieur, vous ne pourriez pas vous asseoir et arrêter de gesticuler, je ne vois pas les chanteurs ».
 
Alors à quoi sert donc ce sémaphore vivant devant l’orchestre ?
 
Dans une conversation, l’un parle, termine, l’autre répond, et souvent cette interaction se limite à 2 ou 3 protagonistes. Pour la musique, mal élevés que nous sommes, tout le monde parle en même temps, et le problème est que chacun doit dire le bon mot au bon moment.
 
Voila déjà à quoi sert la battue : donner un repère temporel à chacun.
C’est ce que l’on appel la mesure en terme musical.
La mesure étant découpée en portions de 2, 3 ou 4 unités (les temps) ou encore 5, 7, etc. mais plus rarement.
C’est ce que l’on appelle battre des mesures à 2, 3, 4 temps.
A chacune de ces mesures correspond un schéma dans l’espace, déterminé par le bout de la baguette (ou de la main sans baguette)
 
 
Pour continuer l’analogie avec la conversation, nos musiciens doivent parler plus ou moins fort par moment, ce qui se traduit par une amplitude plus ou moins grande du geste.
 
De même, il est nécessaire par moment d’accélérer ou ralentir le débit de ces « paroles », ce qui ce traduit par une accélération ou un ralentissement de la battue.
 
Mais tout cela n’occupe normalement qu’une main, que faire alors de l’autre : Dans la poche  (il se gratte), sur la tête (il se gratte encore), pendante (il s’endors), accompagner l’autre main (il n’a pas confiance dans sa première main), tenir la tasse de café (moi) ou la choppe de bière (les autres) ?
 
Rien de tout cela, la seconde main, ainsi que le regard, la bouche, le corps dans son ensemble sont la pour transmettre et canaliser ce que la seule métrique est incapable à transmettre : la musique
 
Voilà pour la partie la plus visible du rôle du chef lors des concerts. Nous verrons plus tard ce qu’il peut bien faire lors des répétitions.
par Denis Lachaud publié dans : chef orchestre
Vendredi 10 février 2006

LE TRAVAIL PREALABLE AUX REPETITIONS

Je vais essayer de présenter ici quel est le rôle du chef d’orchestre, mais nous verrons une autre fois que son action ne se limite pas à ses seules actions techniques, tout comme la participation des instrumentistes dans un orchestre d’harmonie amateur ne se limite pas à la seule action de jouer d’un instrument.

Tout d’abord pour la petite histoire un musicien m’a un jour dit « de toute façon, le chef d’orchestre, il place les chaises, les pupitres et il bouge les bras… », ce qui au delà de l’anecdote dénote bien du mystère ou tout du moins de l’ignorance qui entoure souvent ce personnage. Et pour éviter la mise en avant du chef et de son ego, voir sa sacralisation dans certains cas, la meilleure arme est bien la compréhension.

 

Le travail du chef se situe déjà bien en amont des répétitions, dans l’écoute multiple et attentive de musique durant laquelle il détermine ce qui pourrait être susceptible d’être jouée par son orchestre. Et tout aussi important, c’est à travers cette écoute que se forme son goût et sa sensibilité musicale.

 

Vient ensuite une des taches pour moi la plus délicate : l’établissement du programme pour une saison. Il faut définir quelles seront les œuvres jouées, en respectant un équilibre délicat entre :

  • La difficulté : trop d’œuvres difficiles et c’est le découragement et l’absentéisme chronique, trop d’œuvres faciles et c’est la régression technique et l’ennui.

  • Le style : dans nos orchestres où cohabitent de jeunes musiciens de 10 ans avec des « anciens » de plus de 70 ans, il faut que chacun prenne plaisir à jouer.
  • Le temps de travail : Il ne s’agit pas de se trouver dans la situation où, à deux semaines du concert, la moitié du programme n’est pas vu ni maîtrisé, ou à contrario, de se trouver deux mois avant le concert à ne faire que de la lecture sans matière à travailler.
  • Le coût : élément tristement important lorsque l’on sait que la moyenne pour 5 minutes de musique est de 80 à 100 euros.
  • La disponibilité : certaines œuvres n’existent pas pour harmonie, ou sont introuvables, il faut alors envisager de les réécrire

 

 Cette partie du travail peut être en partie partagée par un « comité de programme », mais dans ce cas, il est souhaitable que le chef d’orchestre ait droit de veto car  je conçois mal qu’il puisse bien diriger, faire travailler et interpréter ce pour quoi il n’a pas de goût. Car, et nous y reviendrons, ce que doit surtout amener le chef d’orchestre à ses musiciens, c’est sa sensibilité musicale, le reste n’étant qu’un vecteur.

 

 

 

Enfin, il y a la répartition des partitions selon les effectifs, mais aussi selon la capacité technique (et expressive) des musiciens.

Il faut à ce moment veiller également à ne pas froisser de susceptibilités (fort heureusement souples dans mon orchestre) et aussi à ne pas cantonner un musiciens à un rôle trop ingrat sur un ensemble de partition.

 

La aussi, cette partie peut être partiellement déléguée, mais le choix du chef doit également l’emporter car il est également le garant de la cohésion musicale.

 

 Voila pour cette première partie, et si je respecte en partie les idées que je couche ici, je serais en harmonie avec moi-même, ce qui est un bon début.

par Denis Lachaud publié dans : chef orchestre
 

DATES IMPORTANTES

24/11/07 - Messe de SteCécile - Dracy à 17h30

01/12/07 - Ste Barbe à Givry - 10h30

02/12/07 - concert de Noël à Givry  - 15h00

11/01/08 - Concert salle des fêtes de Mellecey - 20h00

20/01/08 - Messe et defilé de St Vincent

22/01/08 - AG de l'Harmonie

12/02/08 - Pas de répétition

02/03/08 - Dimanche de Travail de l'Harmonie

18/03/08 - Audition école de musique

08/04/08 - pas de répéition

27/04/08 / 10h - Cession orchestre Junior

04/05/08 / 10h - Cession orchestre Junior

06/05/08 / 20h30 - Cession orchestre Junior + Harmonie

08/05/08 - Cérémonie de l'Armistice

17/05/08 - Concert de printemps

28/06/08 - Examens école de musique

29/06/08 - Pique nique

13/07/08 - Défilé

 
 
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